Aller au contenu
Dit is een volledig nieuwe website, vond u een bug, stuur ons een email op bestuur@klassiek-centraal.be
Traduit automatiquement · original
Critiques

Finale KEW Violoncelle 2022 – quatrième soirée

R
· 4 min de lecture
Partager cet article
Finale KEW Violoncelle 2022 – quatrième soirée

Premier candidat : Bryan Cheng - Canada, °1997

[caption id="attachment_31969" align="alignleft" width="350"] © Harald Hoffmann[/caption]

Les '5 Albumblätter' de Jörg Widmann, comme vous le savez maintenant, c'est l'œuvre imposée, sonnaient à nouveau différemment. Aucune interprétation n'est la même et cela rend l'évaluation à la fois intéressante et d i f f i c i l e.

Ce qui ne me plaît pas, ce sont les énormes glissandos au début que nous n'avons pas entendu chez les autres jusqu'à présent. Cheng peut coupler une technique énorme à une très grande expérience de la scène et à de nombreuses participations à des concours. On le voit aussi dans son attitude (trop ?) sûre d'elle. À mon avis, il exagère en soulignant n'importe quoi et il le souligne avec des gestes délibérés. Vous voyez, les jurys et le public dans la salle peuvent s'en laisser séduire, mais celui qui réécoutera et préférera le faire à l'aveugle, se fera une opinion différente. Ce n'est pas la première « bête de concours » qui n'aura finalement pas de (grande) carrière. L'inspiration sincère est en effet difficile à trouver.

Antonín Dvořák est le père du romantique Concerto pour Cello n. 2 en si mineur op. 104 B 191. En réalité, le compositeur n'avait pas envie d'écrire ce concerto. Ce n'est qu'après avoir écouté plusieurs fois le deuxième concerto pour violoncelle de Victor Herbert que Dvořák s'est mis au travail avec conviction. Et que le monde soit heureux qu'il se soit mis au travail. Ce concerto pour violoncelle est l'un des monuments mémorables du répertoire.

Honnêtement ? Je suis un peu horrifié par la façon dont Cheng commence. Celle-ci est dure et plutôt brutale, avec des coups d'archet grinçants. La finesse et le romantisme, c'est quelque chose de très différent des sons parfois même laids pour moi. Dans la deuxième partie, cette dureté est heureusement absente et Cheng devient même savoureux.

On entend trop peu de personnalité dans son jeu et trop de son professeur de l'école russe/juive des instrumentistes à cordes dont on s'éloigne néanmoins. Elle caractérise une certaine période, surtout du XXe siècle, mais – pouvons-nous être chauvins ? – l'ancienne école belge reprend le dessus au niveau mondial et c'est justifié. Elle est beaucoup plus pure et beaucoup plus liée à l'instrument, ce qui permet également de jouer une partition plus clairement et plus chaleureusement. Le fait que Cheng soit encore attaché à cette technique semble inhabituel et peut constituer une hypothèque sur sa carrière ultérieure, aussi bien qu'elle puisse se dérouler actuellement. Nous sommes très impatients de connaître l'avis du jury.

Deuxième candidat : Oleksiy Shadrin - Oekraïne, °1993


[caption id="attachment_31982" align="alignleft" width="350"] (c) Koningin Elisabethwedstrijd[/caption]

Les '5 Albumblätter' de Jörg Widmann : la couleur chaude qui rend le violoncelle si attractif domine immédiatement. Un grand musicien, nous l'entendons tout au long. Shadrin rend l'œuvre plus belle, rend les nuances de couleur plus claires, laisse le tout respirer. Nous n'entendons pas de gémissements, pas de glissements sur les cordes, c'est la « nouvelle ancienne technique ». Le contraste avec le candidat précédent ne pourrait pas être plus grand. Dans la dernière partie de cette œuvre, il aurait pu y avoir plus de bravure.

Sergey Prokofiev a eu besoin de 18 ans pour terminer la Symphonie concertante op. 125, disons la retravailler. La composition n'a eu aucun succès au cours des premières années et quand Prokofiev a réécouté l'œuvre neuf ans après la première, il a décidé que la critique était justifiée et il l'a retravaillée pour le alors très jeune Mstislav Rostropovitch. C'est la version finale qui est programmée.

Un bon choix, pour plusieurs raisons, quant à cette œuvre pour ce concours. Il est rarement joué et il semble tenir à cœur au violoncelliste. Il s'investit fortement dans l'œuvre même si parfois elle devrait remplir davantage la salle et certains accents devraient être placés plus nettement. Shadrin met l'accent sur la lyrique, une bonne chose et je suis d'accord, mais la vivacité doit être mise en évidence là où c'est nécessaire. Peut-être aurait-il dû choisir une œuvre plus purement romantique ?

Le KEW peut être suivi directement via livestream. Cliquez sur et joignez-vous à partir de la première rangée.

Jeudi 02/06 [20:00]

Bryan Cheng [ Antonín Dvořák, Concerto n. 2 en si mineur op. 104 | Concerto n. 2 in b op. 104 ]

Oleksiy Shadrin [ Sergey Prokofiev, Symphonie concertante op. 125 | Sinfonia concertante op. 125 ]

Partager cet article
FR