Aller au contenu
Dit is een volledig nieuwe website, vond u een bug, stuur ons een email op bestuur@klassiek-centraal.be
Traduit automatiquement · original
Critiques

Constantin le Grand à travers les yeux de Michael Haydn

H
· 4 min de lecture
Partager cet article
Constantin le Grand à travers les yeux de Michael Haydn

Le Purcell Choir et le Orfeo Orchestra, sous la direction de György Vashegyi, présentent une perle oubliée. Une œuvre qui semblait perdue a été retrouvée. L'œuvre en question : l'oratorio Kaiser Constantin I (1769) de Johann Michael Haydn (1737-1806).

Le frère cadet de Joseph


Tout le monde connaît Joseph Haydn comme l'un des grands compositeurs du classicisme viennois. Mais qui se souvient encore de son frère moins connu Michael ? Tout comme Joseph, Michael a également commencé sa carrière musicale comme enfant de chœur à la Stephansdom de Vienne. Il y chantait en tant que soprano enfant. Quand la puberté arriva et sa voix mua, Michael quitta le chœur et suivit les traces de son frère aîné. Michael Haydn devint compositeur.

Michael Haydn se plongea dans l'art de la composition et son travail acharné fut récompensé en 1760 lorsqu'il fut nommé Kapellmeister à l'actuel Oradea (autrefois connu sous le nom de Nagyvárad et Großwardein). Deux ans plus tard, Haydn devint Konzertmeister et plus tard Hofkapelmeister à Salzbourg. C'est là qu'il rencontra Leopold et Wolfgang Amadeus Mozart et qu'il enseigna au jeune Carl Maria von Weber et à Anton Diabelli.

Ses contemporains comme W.A. Mozart et son grand frère Haydn appréciaient la musique que Michael composait. En particulier, sa musique religieuse revenait fréquemment dans leur correspondance. Malgré la reconnaissance de ces deux grands noms, Michael ne parvint jamais à acquérir la même réputation. Après sa mort en 1806, son œuvre tomba dans l'oubli jusqu'à ce que le musicologue Karl Geiringer (1899-1989) plaide pour sa qualité.

Le premier empereur chrétien


L'une des œuvres religieuses de Michael Haydn est l'oratorio Kaiser Constantin I: Feldzug und Sieg (1769). Cette composition récemment découverte est maintenant disponible pour la première fois sur cd. Le Purcell Choir & Orfeo Orchestra présentent cette œuvre surprenante sous la direction de György Vashegyi.

Le livret a été fourni par le professeur Heinrich Drümel (1707-1770) et raconte l'histoire du premier empereur chrétien, Constantin le Grand. C'est une histoire dans laquelle la foi chrétienne triomphe. L'histoire est racontée par cinq figures allégoriques toutes interprétées par des sopranos.

La musique est typiquement Haydn. Avec son attention portée aux cuivres, il était un précurseur de Bruckner. Les solos de trompette, cor et trombone sont d'une virtuosité stupéfiante. Surtout pour leur époque. Dans le premier aria « Jubilieret, triumphieret, gesegnete Christen » [cd 01, track 03], caractérisé par des intervalles techniquement difficiles, des trilles et un tempo rapide. Le trompettiste László Borsódy exécute le solo sans faille et le fait paraître facile.

Cette virtuosité se traduit également dans les lignes vocales. Dans cet aria, l'allégorie du Courage chante avec une virtuosité stupéfiante. L'œuvre dans son ensemble est également d'une virtuosité inhabituelle pour un oratorio de langue allemande. Dans le livret qui l'accompagne, le genre est décrit comme un oratorio « Salzburg ». Il combine l'acrobatie vocale qui caractérise l'oratorio italien, avec une riche diversité de genres musicaux. L'aria traditionnelle Da capo est alternée par des fugues et des sonates. Comme auditeur, on ne sait pas quelle forme s'attendre. Les conventions sont brisées. Chaque aria sonne comme une surprise bienvenue.

Ces virages inattendus réapparaissent du début à la fin et brisent chaque modèle d'attente. Pour la finale « Ihr Christen, streuet Palmen » [cd 02, track 08], Haydn prévoit même une nouvelle surprise. Le Purcell Choir et le contratenor Péter Bárány chantent comme conclusion un psaume. De style, cela contraste avec tout ce qui a sonné avant. Le chant est caractérisé par des notes longues, une harmonie simple et des rythmes issus des chorales protestantes. Cela s'écoule ensuite dans le style archaïque de l'époque du contrepoint. L'ajout de ce fugato donne à l'oratorio un élément cyclique. Le thème introduit par le violon dans cette finale se réfère au thème d'ouverture.

À bien des égards, cette œuvre est avant-gardiste. Elle rompt avec de nombreuses conventions et anticipe des éléments qui réapparaîtront plus tard dans l'œuvre de W.A. Mozart et Johannes Brahms. Ce qui rend la redécouverte de cette œuvre d'autant plus merveilleuse. Cette interprétation de Vashegyi fait honneur au génie de cette composition.



4/5


  • QUI : Katalin Szutrély [soprano], Emöke Baráth [soprano], Theodora Raftis [soprano], Klára Kolonits [soprano], Chantal Santon Jeffery [soprano], Péter Bárány [contratenor], Purcell Choir & Orfeo Orchestra dir. György Vashegyi
  • QUOI : Michael Haydn: Kaiser Constantin I
  • LABEL : Accent ACC26504
  • COMMANDER : JPC
Partager cet article
FR