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Conservamus Symphony Orchestra dans une ambiance festive et bien méritée !

L
· 4 min de lecture
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Conservamus Symphony Orchestra dans une ambiance festive et bien méritée !
© Veerle Vercauteren

Il est désormais connu que le complexe de bâtiments jusqu'à récemment délabré des deux conservatoires de Bruxelles (flamand et francophone) après une très longue série de négociations, d'obstructions, de sabotage, de refus de financement et bien d'autres choses encore, est en rénovation et bien plus. Il y a à nouveau bien plus que de l'espoir.

Conservamus, l'association de personnes dévouées qui ont tout mis en œuvre pour servir le passé, le présent et l'avenir de la manière la plus précieuse, a réussi dans le projet qui les rassemblait : un logement impeccable pour les deux conservatoires.

Le travail est-il maintenant terminé pour l'association ? Peut-elle faire plus que de suivre attentivement les restaurations drastiques et les travaux de reconstruction, et une fois les travaux terminés, de fermer les livres ? Oh oui, il y a plus. Ce « plus » ne se trouve pas dans les pierres. Ce « plus » réside dans l'ensemble du projet artistique et pédagogique qui soutient les étudiants des conservatoires dans leur insertion professionnelle dans le grand monde de la musique (classique) et d'autres disciplines enseignées dans les deux instituts.

Conservamus Symphony Orchestra


L'une des nouvelles initiatives de l'association est le Conservamus Symphony Orchestra, fondé en 2023, avec et pour les étudiants des deux conservatoires. Le grand orchestre opte pour un répertoire ambitieux qu'il présente au grand public notamment dans une salle prestigieuse comme la Salle Henry Le Bœuf à Bozar, sous la direction d'un chef de renommée mondiale. C'est motivant, surtout maintenant qu'il y a de l'espoir d'avoir un logement magnifique dans quelques années, et cela ne pourra que profiter à la qualité. C'est déjà le cas et cela ? Tout le monde l'a entendu lors du concert annuel festif d'une jeune tradition : un grand concert annuel à Bozar par le Conservamus Symfonieorkest.

Un « effet wow »


On peut bien qualifier ainsi avec une expression jeune l'expérience d'écoute que le public a vécue : un « effet wow » qui a été remercié pendant des minutes avec des applaudissements et des acclamations. Quelle atmosphère positive régnait dans la salle. C'est quelque chose de différent du « sérieux » que l'on trouve dans de nombreux autres concerts avec un programme si grave. Car grave c'était bien : le Conservamus Symphony Orchestra a joué De Strauss à Ravel avec 120 musiciens des deux Conservatoires royaux de Bruxelles sous la direction de nul autre que Nicolás Pasquet.

L'exubérance, la quasi-perfection, la puissance, le volume, le grand équilibre pouvaient faire croire qu'il s'agissait d'un orchestre professionnel dont les membres jouaient ensemble avec régularité. Eh bien, tout bien considéré : un effet wow.

Programme


- Maurice Ravel : Daphnis et Chloé, Suite n° 2 - Un chef-d'œuvre de couleur, de lyrisme et d'élégance française.

- Richard Strauss : Eine Alpensinfonie, op. 64 - Un voyage symphonique monumental à travers les paysages et les émotions des Alpes.

C'est un programme pour des musiciens aguerris. Le chef, Nicolás Pasquet, est un grand professionnel de premier plan et il n'a pas seulement dirigé le grand orchestre d'une main ferme, il a surtout fait de la musique et rayonnait de plaisir, une compréhension juvénile avec un large sourire encourageant. Celui qui dirige ainsi et entraîne les jeunes de cette manière livre une grande qualité.

Ravel passe de la subtilité prudente à l'impact brutal. 20 minutes, tu restes collé à ton siège. Une œuvre particulière qui a été exceptionnellement bien traduite par cet « orchestre d'étudiants ». Une composition pour les grandes salles, plus que pour écouter à la maison. Elle n'est pas trop programmée, un point supplémentaire excellent pour les programmateurs. Tout comme la symphonie de Strauss que vous n'entendez pas non plus tous les jours dans les salles de concert. Compréhensible pour les deux œuvres car elles demandent un grand effectif ce qui fait augmenter les coûts. La symphonie est plutôt cinématographique et wagnérienne, mais ce dernier point est bien connu pour tant d'œuvres de Richard Strauss. Une œuvre de longue durée qui demande aux musiciens notamment de continuer à attirer l'attention du public car la composition ne le fait pas vraiment tout au long, c'est honnêtement dit. Ici, on a réussi brillamment. Le plus impressionnant est bien sûr l'orage dans ce recueil d'histoires. Mais le plus profond musicalement et qui reste mon préféré est le Ravel qui a obtenu un score élevé.

Oui, une soirée festive réussie. Absolument. L'année prochaine et bien d'autres années encore : à nouveau ce Conservamus Symphony Orchestra sur la scène de Bozar et après, bien sûr, dans la salle de concert restaurée du Conservatoire royal de Bruxelles !

Détails

Qui
Conservamus Symphony Orchestra, dirigent Nicolás Pasquet
Zaal Henry Le Bœuf, Bozar, Brussel
Vu le
20 février 2026
Crédit photo
Veerle Vercauteren
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