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Critiques

Récital de violon Choi - Van Beckevoort

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· 3 min de lecture
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Récital de violon Choi - Van Beckevoort

Un cadeau de Sinterklaas précoce : Elli Choi...
Oui, elle n'a que 23 ans.
Oui, elle a étudié à la Juilliard School New York.
Oui, elle a joué à Carnegie Hall, à la Philharmonie de Berlin, à la Tonhalle Zürich, au Rudolfinum Prague, à Salzburg, à Dubaï et à Pékin.
Oui, elle a remporté le premier prix du Concours International Wieniawski-Lipinski à Lublin.
Oui, au Concours Elisabeth 2024, elle n'a dû laisser la première place qu'aux deux « grands », Udovyshenko et Joshua Brown.
Oui, elle était dans notre pays pour deux concerts prestigieux : le Gala concert pour le 75e anniversaire de la fondation de l'OTAN avec le Grand Orchestre d'Harmonie de la Musique Royale de la Chapelle des Guides, dir. Yves Segers, et un concert de charité organisé par le Lions Club Sint-Niklaas City pour lutter contre la pauvreté infantile et soutenir les enfants vivant dans la pauvreté.

Pour ce récital, on a fait appel à Liebrecht Vanbeckevoort, toujours aussi inspiré. Un si bon choix, de sorte qu'une Collegekerk comble a pu jouir d'un récital de rêve, ce qui a donné une signification très réelle au bis de Fauré « Après un rêve ».

Le programme, finement présenté par Katelijne Boon, digne lauréate du Grand Prix du Langage Martine Tanghe, ne comportait que des « points forts » : la très exigeante « Chaconne en ré » de Bach, la Sonate pour violon de Richard Strauss, dont la deuxième partie, « Andante cantabile », contient peut-être la plus belle mélodie de l'histoire de la musique, une Étude Polyphonique sur « The last rose of summer » du légendaire successeur de Paganini, Heinrich Wilhelm Ernst, la remarquable Sonate pour violon de Brahms qui devint un dialogue captivant, plein d'équilibre et de passion, et une Concert Fantaisie sur « Porgy and Bess » d'Igor Frolov. Pas un simple inconnu illustre, ce professeur du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, qui a étudié dans la classe de David Oistrach. D'un début modeste avec une nouvelle cadence au Concerto pour violon n° 5 de Mozart, son activité compositionnelle monta en flèche avec des œuvres et des arrangements pour un ou deux violons et piano notamment pour Maxim Vengerov et Vadim Repin. Son « In memoriam of David Oistrach » a été une pièce obligatoire au Concours International du Violon Tchaïkovski.

Bravoure, virtuosité et musicalité, exactement ce qu'il faut à Elli Choi et à Liebrecht Vanbeckevoort. Avec une apparente « facilité de jeu », ils ont maîtrisé ce programme très exigeant. Ils se complétaient parfaitement. Nous avons ainsi entendu une Elli Choi encore plus performante que lorsqu'elle était au BOZAR avec Sibelius et devait lutter contre la richesse sonore des vents des Guides. Aucune soliste ne peut s'imaginer un soutien plus solide et plus fiable que l'accompagnement toujours attentif de Liebrecht, qui pense déjà à sa série de concerts « Klassiek leeft 2025 » à Knokke.

Détails

Qui
Elli Choi (viool) Lierecht Vanbeckevoort (piano)
Où
Collegekerk, Sint-Niklaas
Vu le
15 novembre 2024
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