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Nouveau programme de saison '25 -'26 à Bozar.

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· 4 min de lecture
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Nouveau programme de saison '25 -'26 à Bozar.
© Mikaël Falke

Tous les trois travaillent depuis peu chez Bozar et proposent une nouvelle saison de programmation tout à fait digne : le directeur musical Jeroen Vanacker en duo avec Aurore Aubouin et le nouveau directeur du BNO, le Belgian National Orchestra, Bob Permentier, orchestre en résidence à la maison

Pour Vanacker, c'est son premier projet après avoir parcouru un beau chemin à Bruges. Ce qui l'attire à Bozar à Bruxelles, c'est bien sûr que c'est une « maison des arts » au pluriel. À Bruges, il y avait bien de la musique et de la danse, mais ici le contexte est plus large avec la possibilité de véritables projets transmusicaux. Il y a les débats littéraires, il y a les beaux-arts, les expositions, qui s'ouvrent en septembre avec John Baldessari et plus tard « Beauté et Laideur à la Renaissance ». Et puis il y a Europalia Espagne avec notamment « Goya et le Réalisme espagnol ». Le programme musical s'inscrit à juste titre sous la devise « Embrassez la complexité ». Vanacker : « Bozar n'est pas un complexe de silos avec chacun son propre contenu mais il y a beaucoup de lignes qui traversent tout et les murs de séparation sont devenus très poreux, il y a beaucoup de collaboration, où par exemple cet Europalia avec Goya nous inspire à y coupler aussi deux concerts et cela concerne par exemple aussi un tout nouveau festival de percussions Beats & Pieces, qui est notre projet, mais où les gens de la littérature y ajoutent de la poésie. Toutes ces connexions qui émergent ici je les trouve extraordinairement captivantes. »

Et il y a bien sûr les vedettes dont certaines ne veulent venir qu'à Bruxelles. Ainsi figure au programme le London Symphony Orchestra avec Antonio Pappano, le Koninklijk Concertgebouworkest Amsterdam et la Wiener Symphoniker. Et en prélude au concours Elisabeth pour violoncelle, la star argentine du violoncelle Sol Gabetta viendra. Pour la musique contemporaine nous écouterons une œuvre de l'américaine Julia Wolfe et à l'occasion de la Journée internationale des femmes sera rendu un hommage tripartite à Nadia Boulanger. Et les amateurs de jazz auront aussi droit à Brad Mehldau. Le dimanche matin revient le « Concert Croissant » avec notamment la violoniste Maya Levy, « Prix du Jeune Musicien 2023 » de l'Association de la Presse musicale.

Ce n'est qu'un aperçu de l'offre que Jeroen Vanacker peut désormais proposer. Manque-t-il Bruges ? « Manquer a une connotation négative, c'est difficile à répondre. Mais je pense bien sûr avec un immense affection au public qui venait, aux gens qui y travaillaient, aux artistes, au bâtiment, je les manque tous mais j'ai aussi reçu beaucoup en échange : la chance d'explorer de nouvelles voies, maintenant il y a tellement de joie à venir faire des choses tout à fait différentes dans un contexte complètement différent ».

Le BNO, orchestre en résidence et partenaire de longue date de Bozar va collaborer encore plus étroitement avec la maison des arts. Il lance une série de concerts compacts d'une heure sans entracte où une symphonie « classique » et appréciée est jouée et clairement présentée par le présentateur de la VRT Thomas Vanderveken. Cela doit selon la vision du directeur du BNO Bob Permentier élargir le public. La série s'appelle « Start to Classic ». La salle de répétition de l'orchestre juste en face de Bozar dans la galerie Ravenstein va être complètement rénovée pour que les musiciens du BNO puissent s'exercer comme s'ils étaient déjà sur la scène de la fameuse salle Henri Le Boeuf. Et il y a encore du travail à faire dans Bozar même. L'ancienne salle M y est complètement dépouillée pour la rendre plus moderne mais aussi plus comme Horta l'a voulu, c'est en tous cas ce qu'il a écrit dans ses mémoires. Le coffrage sur les anciens piliers de soutien a disparu et la structure en béton est maintenant visible et nous voyons Horta comme un architecte du « brutalisme ».

Néanmoins une petite innovation technologique particulière. Grâce à une connexion par fibre optique depuis la cathédrale de Bruxelles, on peut suivre à Bozar un concert d'orgue exceptionnel. L'organiste (Thierry Escaich) dans la cathédrale et l'orchestre dans la salle Henri Le Boeuf transmettent en synchronie à l'auditeur à Bozar des œuvres de Stravinsky, Fauré, Poulenc et Copland. C'est vraiment quelque chose d'exceptionnel.

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Mikaël Falke
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