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Critiques

Antwerp Symphony Orchestra, galaconcert bij de opening van het seizoen 2026-27, met sopraanster Fatma Said.

Op zaterdagavond 26 september vierde het Antwerp Symphony Orchestra zijn jaarlijkse gala bij de start van het nieuwe seizoen in de Elisabethzaal. Gastzangeres was de sterrensopraan Fatma Said. Op het programma stonden heel wat bekende en minder bekende aria's en orkestwerken. Het orkest stond onder leiding van gastdirigent Marcus Merkel.

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· 3 min de lecture
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Antwerp Symphony Orchestra, galaconcert bij de opening van het seizoen 2026-27, met sopraanster Fatma Said.
© Antwerp Symphony Orchestra & Vincent Callot

Focus sur l'Espagne

Avec plusieurs extraits de Carmen de Georges Bizet, quelques lieder de zarzuela, les célèbres « siete canciones » de Manuel De Falla et le poème symphonique España d'Emmanuel Chabrier, le programme avait une forte coloration espagnole.

Ils ont commencé par la trépidante ouverture de Ruslan et Lioudmila de Glinka. Quel orchestre ! Quelle coordination chez les cordes, quel son homogène chez les vents !

Fatma Said est une soprano égyptienne de trente-cinq ans qui mène une carrière internationale. Vêtue d'une robe de glitter bleu glacier, elle entame avec subtilité « Non so più cosa son, cosa faccio » de Mozart. Mais on entend dans sa voix qu'elle sait très bien ce qu'elle fait. Suit ensuite le magnifique Ave Maria de Pietro Mascagni extrait de Cavalleria rusticana. Puis l'orchestre reprend la main avec deux pièces de la suite orchestrale de Carmen. Vienne est également au programme, avec un air de Robert Stolz et une csárdás de Johann Strauss.

La voix de Said est un peu creuse, il n'y a pas beaucoup de chair ni de nerf autour des cordes vocales. Ce n'est pas un reproche ; on peut en dire autant de Maria Callas.

Dans « Marinela » de José Serrano, elle sort brièvement de la justesse. Un peu trop bas, mais même une soprano de premier plan peut connaître un moment de moindre justesse.

Il est particulièrement approprié, avec cette soprano égyptienne, que figure au programme les « Adieux de l'hôtesse arabe » de Georges Bizet. Dans cet air apparaît également une longue flûte arabe, le ney, joué par Pelin Başar.

Arabe

Ce qui rend Fatma Said particulière, c'est la musique arabe qui figure à son répertoire. Les voix de langue arabe ne sont pas nombreuses au firmament des grands chanteurs. En tant que locutrice native, elle peut donc interpréter des chants arabes avec une conviction musicale remarquable. L'arabe, d'ailleurs, a un rythme et une production sonore dans la bouche très différents de l'italien, de l'espagnol, de l'allemand ou du français, langues qu'elle maîtrise également parfaitement en chant.

Comme dernier numéro, elle chante donc une chanson de son pays, qu'elle annonce avec fierté. Une œuvre de Najib Hankash datant de 1964. Il est frappant que cette chanteuse singulière interprète un chant arabe dans la ville d'Anvers, une ville dont une importante population est arabophone.

Égypte

Le programme comprenait également la célèbre Bacchanale de Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns. Celle-ci repose sur le Livre des Juges de la Torah, la Bible juive. Une coïncidence opportune en ces jours où la grande communauté orthodoxe d'Anvers célèbre la fête de Souccot, la fête des Tabernacles, qui commémore les quarante années passées dans le désert. L'exode hors d'Égypte, le pays de Fatma Said.

Pendant l'entracte, on entendait aussi beaucoup d'arabe dans le brouhaha. L'ambassadeur d'Égypte et sa suite étaient présents. Même le premier ministre Bart De Wever est venu assister à la seconde partie de la soirée de gala, malgré son agenda chargé. Dans l'œuvre orchestrale España d'Emmanuel Chabrier, le timbalier s'est déchaîné avec une grande fougue. Mais bon, Anvers est aussi un peu la ville de Boem Paukeslag !

Détails

Qui
Antwerp Symphony Orchestra, dirigent Marcus Merkel Solisten: Sopraan Fatma Said, Ney-speler Pelin Başar
Où
Elisabethzaal, Antwerpen
Vu le
26 september 2026
Crédit photo
Antwerp Symphony Orchestra & Vincent Callot
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