Aller au contenu
Dit is een volledig nieuwe website, vond u een bug, stuur ons een email op bestuur@klassiek-centraal.be
Traduit automatiquement · original
Critiques

Del Negro : avant-garde de la fin de la Renaissance

H
· 3 min de lecture
Partager cet article
Del Negro : avant-garde de la fin de la Renaissance

Giulio San Pietro del Negro (1565-1620) est un épigone de la Renaissance. Longtemps, il n'était que peu connu, mais grâce aux recherches de Maria Giovanna Brindisino (Conservatorio di Lecce) et Sarah Marianna Iacono (Università Del Salento), on en sait désormais davantage sur ce compositeur. Cela se traduit notamment par les enregistrements de première mondiale de ses motets présentés par Schola Cantorum Barensis sous la direction de Gilberto Scordari.

Ce compositeur de la fin de la Renaissance est né dans la région de Lecce du Salento, mieux connue comme le talon de la péninsule italienne. Le jeune Del Negro est né dans une famille militaire génoise. Il était le troisième de quatre fils. Les deux aînés, Pasquale et Giovanni Battista, se distinguaient à la fois dans les duels et la musique. Les deux plus jeunes, Giulio et Agostino, sont décrits dans les textes pour chacun de ces domaines d'activité. Agostino pour son art de la guerre et Giulio pour sa musique.

Giulio a vraisemblablement suivi l'exemple de son frère aîné Giovanni Battista et s'est mis en apprentissage auprès du maître de chapelle Francesco Antonio Baseo. Giulio San Pietro Del Negro a commencé sa carrière de compositeur dans sa région natale, mais au cours de la première décennie du 17e siècle, il s'est dirigé 1.035 km vers le nord-ouest. Il s'est en effet rendu en Lombardie pour poursuivre sa carrière. Son nom est mentionné dans des centres culturels tels que Milan et Pavie.

L'album Amore Langueo révèle le lien entre le Salento et la Lombardie. À travers 15 motets, on entend la transition de la prima prattica vers la seconda prattica, le passage de la Renaissance au Baroque. Les œuvres choisies proviennent du recueil de motets Amore langueo (1624). Le titre de l'album Giulio San Pietro del Negro: Amore Langueo, Motets, Pavia, 16th Century révèle immédiatement quel répertoire est proposé. La seconda prattica précoce sera au centre.

Schola Cantorum Barensis sous la direction de Gilberto Scordari ouvre avec le Veniat dilectus meus à deux voix. Cette œuvre forme un pont entre la polyphonie et le motet baroque. L'imitation reste ici un élément structurel et dramatique important. À partir de Descendi in hortum meum [plage 02], la seconda prattica est plus clairement présente. L'accompagnement instrumental sonne désormais véritablement comme une basse continue. Une belle et appropriée progression de ce répertoire.

La relation entre les différents membres de Schola Cantorum Barensis, composé de 6 chanteurs, d'un orgue et d'un violoncelle, a clairement été choisie de façon spécifique. Les voix vocales sont au premier plan. La partie de continuo est beaucoup plus discrète. Presque comme si on l'entendait de loin. Souvent, cela offre un soutien doux (comme dans Dulcis amor Iesu [plage 12]), mais parfois cette partie est si discrète qu'on se demande si elle n'est pas superflue. C'est le cas dans Amore langueo [plage 11]. Cette composition est chantée par Valentina Varialle et souvent l'orgue redouble simplement sa partie. Entre les sections, on entend un petit intermezzo musical, mais en raison de la différence dynamique entre le vocal et l'instrumental, cela semble un peu contre nature. C'est particulièrement dommage que ce soit le cas dans la title track, car dans les autres compositions, cela est absent ou moins présent.



3/5


  • QUI : Schola Cantorum Barensis dir. Gilberto Scordari
  • QUOI : Giulio San Pietro del Negro: Amore Langueo, Motets, Pavia, 16th Century
  • LABEL : Da Vinci Classics C00658
  • COMMANDER : JPC
Partager cet article
FR