Aller au contenu
Dit is een volledig nieuwe website, vond u een bug, stuur ons een email op bestuur@klassiek-centraal.be
Traduit automatiquement · original
Actualités

Prix Cecilia 2023 | Lauréats

R
· 9 min de lecture
Partager cet article
Prix Cecilia 2023 | Lauréats

Beyond Bernabei, Caccini, Cappellini, Cavalli, Frescobaldi, Jarzębski, Kapsberger, Marini, Monteverdi, Moratelli, Netti, Pallavicino, Pollarolo, Saracini, Sartorio, Strozzi, Vitali, KerllJakub Józef Orliński Il Pomo d’Oro

Quel magnifique enregistrement nous est offert ici : arias d’opéra, « canzoni », sérénades, tarentelles et cantates du Seicento, où le compositeur injustement méconnu Giovanni Cesare Netti retrouve enfin la place qui lui revient. Le programme, qui comprend à la fois des morceaux connus et une dizaine de premières mondiales, séduit par sa splendeur, son intelligence et sa cohérence. Soutenu par les couleurs chatoyantes et soyeuses de l’admirable Il Pomo d’Oro, le contre-ténor polonais Jakub Józef Orliński fait entendre une voix céleste, toujours expressive et au besoin étincelante, qu’il conduit avec une aisance désinvolte et stupéfiante jusque dans les notes les plus aiguës de sa tessiture. Splendide ! (Olivier Vrins)

Bach & l’Italie Johann Sebastian Bach, Benedetto Marcello, Antonio Scarlatti, Antonio Vivaldi Justin Taylor

Le claveciniste franco-américain nous propose, grâce au magnifique instrument historique (vers 1730) du château d’Assas, un programme merveilleux. Par ses transcriptions d’œuvres orchestrales principalement de Vivaldi (mais aussi du magnifique concerto pour hautbois de Benedetto Marcello), J.S. Bach rend ici hommage à la musique italienne qu’il aimait tant. Sous les doigts de Justin Taylor, Bach rayonne de soleil italien et de joie de vivre. (Patrice Lieberman)

Johann Sebastian Bach Cello Suites Nos. 3 & 4 Sonia Wieder-Atherton

En jouant les suites pour violoncelle de Bach, Sonia Wieder-Atherton affirme voir les mains de Giacometti pétrissant l’argile jusqu’à faire apparaître un visage. Après les deux premières suites parues en 2021, la violoncelliste franco-américaine nous livre à présent sa vision des Suites 3 et 4. Pas à pas, elle édifie ce monument de musique pure avec une force et un son qui lui appartiennent entièrement. Sonia Wieder-Atherton, qui a étudié en Russie auprès de Natalia Chakhovskaïa, nous envoûte une fois de plus. Son approche de la musique est sobre, spirituelle, avec de puissants graves qu’elle tire des cordes et qu’elle oppose au temps qui s’écoule. Mais ce Bach ne perd pas de vue notre finitude humaine, pas plus que Sonia Wieder-Atherton, qui révèle dans son phrasé la dimension métaphysique de la musique. (Stéphane Renard)

Wolfgang Amadeus Mozart String Quintets K.515 & K.516Antoine Tamestit, Quatuor Ébène

Le Quatuor Ébène accueille l’altiste Antoine Tamestit dans une magnifique interprétation des deux plus grands quintettes à cordes de Mozart. Ces interprétations parviennent à être réfléchies jusque dans le moindre détail sans jamais sonner pédantes ni artificielles. Au contraire, les cinq musiciens pénètrent avec une précision infaillible au cœur de cette musique extraordinaire. Une version d’une grande qualité. (Patrice Lieberman)

Giacomo Puccini Turandot Gregory Bonfatti, Ermonela Jaho, Jonas Kaufmann,Siyabonga Maqungo, Mattia Olivieri, Michele Pertusi, Sondra Radvanovsky, Michael Spyres - Coro & Orchestra dell’Accademia Nazionale Di Santa Cecilia,Antonio Pappano

Avec cet enregistrement, Pappano livre une interprétation orchestrale éblouissante de Puccini, dont il rend toutes les nuances avec finesse. Le chœur et l’orchestre sonnent impressionnants, avec des moments de forte et de fortissimo puissants, et un son chaleureux, plein et clair dans les scènes chorales. Les parties solistes sont elles aussi excellemment servies par une distribution remarquable, avec Sondra Radvanovsky, Jonas Kaufmann et Ermonela Jaho dans les rôles principaux. Cette Turandot impériale m’a donné la chair de poule. (Helena Gaudeus)

Eugène Ysaÿe Six Sonatas op. 27 Hilary Hahn

Avec son cycle de six sonates pour violon seul, qu’il commença à composer en 1923, Eugène Ysaÿe couronna le rayonnement de l’école belge de violon. Hilary Hahn célèbre le centenaire de cette aventure par un enregistrement à couper le souffle. La violoniste américaine, dont le professeur fut un élève du compositeur, ne recule devant aucune difficulté. Elle savoure même des dissonances qui, chez d’autres interprètes, pouvaient sonner âpres. Cette version se distingue par un phrasé des plus tendres – la Deuxième sonate constituant le sommet –, une maîtrise du discours et une musicalité idéale. (Stéphane Renard)

1923 Delius, Achron, Bloch, Eisler, Hauer, Jaques-Dalcroze, Janáček, Klein, Mompou, Schoenberg, Tansman Yaara Tal, Andreas Groethuysen

Non, la pianiste israélienne Yaara Tal n'est nullement la première à se laisser inspirer par la période artistique particulièrement féconde de l'entre-deux-guerres. Mais son voyage dans le temps de exactement un siècle donne un album particulièrement unique. Le répertoire est varié, riche de découvertes peu courues, mais jamais disparate. Dans son jeu, la pianiste accentue encore davantage les nouveautés de l'époque : le glissement entre -ou le frottement de- tonalités, les rythmes exubérants, les attaques mécaniques… Sincère, profondément documenté et surtout extrêmement intéressant : voilà comment doit sonner un disque d'époque. (Jasper Croonen)

Igor Stravinsky The Rite of Spring & The Fire Bird Orchestre de Paris, Klaus Mäkelä

Jeune et extrêmement doué, le chef finlandais Klaus Mäkelä, âgé de tout juste 28 ans, est chef principal de l'Orchestre philharmonique d'Oslo, artiste associé du Royal Concertgebouw Orchestra (dont il occupera le poste de chef principal en 2027) et directeur musical de l'Orchestre de Paris. Il a récemment été nommé directeur musical du Chicago Symphony Orchestra à partir de la saison 2027-2028. Avec l'Orchestre de Paris, ce fut un « coup de foudre ». Le résultat de cette relation forte et confiante aboutit à une version extrêmement vivante de ces deux œuvres emblématiques de Stravinsky. L'énergie sans faille du chef finlandais offre une interprétation pleine d'allant et de nuances, mais témoigne aussi de la force tranquille qui émane de ce chef déjà éminent. (Gaëlle Moury)

Francis Poulenc La Voix humaine & Sinfonietta Véronique Gens - Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch

La micro-opéra La voix humaine de Poulenc est, à tous égards, une partition redoutable. Le compositeur alterne bien sûr le parlando et une légèreté ludique avec des éclats dramatiques ; c'est une musique pleine de mots non prononcés et d'un silence vital. Et surtout : en tant qu'interprète, on est seul en scène. L'auditeur n'entend en effet qu'un seul côté de la conversation téléphonique entre une femme et son ex-mari. Véronique Gens s'est enfin sentie prête à décrocher le combiné — et de quelle manière. D'un théâtre phénoménal, d'une tragédie maniaque et d'une intensité émotionnelle saisissante, elle vous entraîne dans ce dialogue unilatéral. (Jasper Croonen)

Veljo Tormis Reminiscentiae Estonian Philharmonic Chamber Choir, Tallin Chamber Orchestra Tõnu Kaljuste

Arvo Pärt est aujourd'hui presque synonyme de musique chorale estonienne. Mais il n'est pas le seul compositeur estonien de premier plan. Bien que Tormis soit moins connu dans nos régions, le chef estonien Tõnu Kaljuste voue une profonde admiration à son égard. Avec le Chœur de chambre philharmonique estonien et l'Orchestre de chambre de Tallinn, Kaljuste a enregistré son vaste répertoire. Reminiscentiae s'inscrit dans la mission de Kaljuste visant à honorer l'œuvre de Tormis. Ce répertoire se distingue par ses harmonies simples, qui mettent particulièrement en valeur les mélodies. Cet album se caractérise par ses dispositifs virtuoses et intrigants, naviguant sur la frontière délicate entre l'étrange et le familier. (Helena Gaudeus)

Speciale Prijzen

Hommage

Music for Cello & Piano J.S. Bach, Debussy, Fauré, Lysight, Prokofiev, Rachmaninov, Saint-Saëns, Schumann, Ysaÿe Aleksandr Khramouchin / Eliane Reyes

Le 13 mai 2023, le violoncelliste biélorusse Aleksandr Khramouchin, âgé de 43 ans, a succombé de manière inattendue à une septicémie aiguë. Ce disque d'hommage, qui clôt une discographie importante, est paru quelques mois plus tard à l'initiative du label Et'cetera et avec la collaboration active de l'entourage de l'artiste, et surtout de la pianiste Eliane Reyes, son épouse et partenaire musicale. Ce que l'on entend ici relève du petit miracle : la richesse et la diversité du répertoire proposé (tous des enregistrements en concert), la qualité du mastering, la présentation graphique et le livret, et surtout la « voix » d'un musicien remarquable qui nous a quittés bien trop tôt, laissent une impression profonde. (Martine D. Mergeay)

Snepvangersprijs

Voor een uitstekende Belgische productie

Adrien Tsilogiannis S'élancer Ensemble Sturm und Klang Thomas Van Haeperen Clara Inglese, Lorenzo Caròla

Adrien Tsilogiannis, professeur d'analyse et d'écriture au Conservatoire royal de Bruxelles et professeur de violoncelle à l'Académie de musique de Schaerbeek, est l'un des compositeurs belges les plus doués de la jeune génération. Son langage sonore résolument moderne laisse çà et là entrevoir son admiration pour Kaija Saariaho, George Benjamin, Magnus Lindberg et Salvatore Sciarrino. Mais Tsilogiannis a désormais 42 ans et s'affirme dans sa liberté d'artiste. Ses œuvres nous emmènent dans un monde onirique qui renvoie souvent à la littérature, et le compositeur se révèle à la fois peintre, poète et musicien. Une fois de plus, Cypres réussit un coup de maître en publiant le premier disque entièrement consacré à ce talentueux artiste. L'enregistrement réunit cinq œuvres écrites entre 2012 et 2022, interprétées par les partenaires attitrés du compositeur : l'ensemble phénoménal Sturm und Klang sous la direction magistrale de Thomas Van Haeperen, la soprano Clara Inglese et le ténor Lorenzo Caròla. Chaque partition repose sur une combinaison spécifique de couleurs sonores, et l'on remarque immédiatement avec quelle précision Tsilogiannis manie le timbre et la texture instrumentale. La clarté de la conduite des voix et de la polyphonie, la richesse sonore et un sens affirmé du rythme et du mouvement font de ces œuvres subtilement scintillantes des tableaux pleins de fantaisie, magnifiquement servis par une prise de son précise et transparente. (Olivier Vrins)

Prix Albert De Sutter

Pour un enregistrement historique exceptionnel

Alfred Dubois De Taeye, Franck, Goeyens, Jongen, Nardini, Rogister, Vieuxtemps, Voss, Ysaÿe

Cette publication soigneusement restaurée rend enfin justice à Alfred Dubois. Ces enregistrements rares, réalisés vers les années 1930, nous font découvrir un artiste d'exception, maillon indispensable de l'école violonistique belge entre Vieuxtemps et Grumiaux, dont il fut le professeur au Conservatoire de Bruxelles. Dubois impressionne par son style délicat et sobre, son goût raffiné et sa sensibilité discrète. Dans ce répertoire belge – où l'on entend aussi bien des pièces de genre qu'une magnifique Sonate de Franck avec le pianiste Marcel Maas, ainsi que la Troisième Sonate d'Ysaÿe – il s'impose par sa retenue aristocratique, exempte de tout sentimentalisme, et où l'émotion est implicite plutôt que soulignée. (Patrice Lieberman)

Partager cet article

Commentaires

Aucun commentaire pour l’instant. Soyez le premier à réagir.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont relus avant leur publication.

FR