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Ensemble Céladon réanime les chansons médiévales

Le dernier album Au douz tens nouvel – Chansons de trouvèresmarque une étape impressionnante pour Paulin Bündgen et son ensemble Céladon. À l'occasion du 25e anniversaire de l'ensemble, cet album conclut une trilogie autour des thèmes de l'amour courtois au Moyen Âge. Comme pour les sorties précédentes (une critique d'Under der Linden peut être lue ici) , l'engagement profond de l'ensemble envers la musique médiévale et ses choix artistiques remarquables deviennent à nouveau évidents.L'album reflète les thèmes typiques des trouvères : l'amour et l'humour, avec des doubles sens et des sous-entendus érotiques. Mais ces thèmes habituels ne sont pas la vedette de l'album. Ce qui frappe immédiatement, c'est la reconstruction minutieuse des chansons. La pièce titre

« En mai au douz ten nouvel » a été reconstruite par Bündgen et son équipe à partir de fragments. Avec seulement une ligne mélodique et des textes incomplets, ils ont ajouté des rythmes et même une deuxième voix chantée par Clara Coutouly, pour donner une nouvelle vie à la pièce. Leur choix de donner une énergie dansante à la reverdie s'accorde parfaitement avec le thème du retour du printemps. Cependant, ce projet soulève des questions sur les choix artistiques et leur impact sur l'expérience d'écoute. L'ensemble s'est plongé dans la recherche iconographique pour créer une instrumentation conforme aux sources médiévales. La liberté avec laquelle ils utilisent ces instruments, comme les improvisations avec des sons de craquement et de la percussion, crée un son vivant et captivant. Une nouvelle tentative pour atteindre un public d'écoute plus large ? Mais cette liberté artistique n'ajoute pas de valeur à chaque chanson. Parfois, cela semble être une tentative de rendre l'ensemble plus attrayant plutôt qu'un ajout vraiment nécessaire. Quelque chose qui ressortait moins clairement dans

Under der Linden (RIC447). L'interaction entre Coutouly et Bündgen pour les différents personnages dans

aultrier quant je chevochoie Lcrée une dynamique intéressante, mais soulève aussi des questions sur l'authenticité historique. La division du récit entre homme et femme semble être un choix contemporain plutôt qu'une reconstruction de la représentation originale. Bien que cette approche ouvre de nouvelles possibilités — une portée plus large et plus de variation de timbre — elle semble parfois artificielle. Le chant est indéniablement soigné, mais reste quelque peu distant. La voix narrative de Clara Coutouly, bien que techniquement forte, manque souvent de l'urgence émotionnelle nécessaire pour toucher véritablement l'auditeur. Ce problème est aggravé par l'absence de traductions des textes en ancien français. Sans ce contexte, les histoires et leurs significations souvent riches et doubles restent inaccessibles à une grande partie du public. Cette absence de traduction ressemble à une occasion manquée, particulièrement pour un album destiné à un public de niche.

Malgré les critiques

Malgré les points de critique, il reste Au doux temps nouvel un album vraiment charmant. Les choix artistiques de l'ensemble et de la spécialiste de musique médiévale Anne Delafosse se démarquent des interprétations plus courantes, comme les approches plus dépouillées de Gothic Voices. Céladon se distingue ainsi du reste de la production d'albums médiévaux. Pour les amateurs de musique médiévale, cet album offre une expérience d'écoute nouvelle.

Détails :

Titre :

  • Ensemble Céladon réanime les chansons médiévales

Qui :

  • Ensemble Celadon

Label / Éditeur :

  • Ricercar

Longueur :

  • 61''

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