Le Detroit Symphony Orchestra sous la direction de Jader Bignamini présente les « Carmina Burana » de Carl Orff, l'une des œuvres chorales les plus concises du XXe siècle. Elle s'inspire de textes médiévaux du monastère de Benediktbeuren, que Orff a transformés en cantate scénique caractérisée par une directivité rythmique et tonale remarquable. L'œuvre déploie une série d'images contrastées : de la puissance archaïque et de l'énergie dansante à des moments d'intimité et d'ironie. Le chœur et la percussion, complétés par deux pianos et un célesta, caractérisent la sonorité distinctive, tandis que des motifs récurrents lient entre elles les différentes scènes. Entre les passages lyriques, les structures ostinato et les numéros de solistes acérés émerge une dramaturgie en couches qui trouve son cadre formel dans la réapparition d'« O Fortuna ».





