Le Chœur NFM de Wrocław place Penderecki et des compositeurs français côte à côte, créant ainsi un dialogue entre la musique polonaise et française du XXe siècle, entre les chanteurs de Wrocław, où le chœur est basé, et le chef d'orchestre français Lionel Sow, qui occupe son poste depuis 2021. Le programme commence par Le Chant des chérubins de Krzysztof Penderecki, une pièce composée en 1986 sur la base d'un texte de la liturgie orthodoxe. Suit ensuite une composition du compositeur français Yves Daniel-Lesur, un Cantique des Cantiques en douze parties de 1953. Avec son Stabat Mater achevé en 1962, Penderecki s'opposait au système communiste et à son athéisme profondément enraciné, mais aussi aux cercles d'avant-garde occidentaux, qui n'étaient pas davantage intéressés par le sacré. Avec Nigra sum de la compositrice et mezzo-soprano Caroline Marçot, qui est très enthousiaste à propos de la musique de la Renaissance, nous faisons un bond vers les années 2000. La simplicité et la forme de contemplation unissent le Salve Regina de Poulenc de 1941 et l'Agnus Dei de Penderecki, composé quarante ans plus tard. Les deux se retrouvent également dans le O sacrum convivium d'Olivier Messiaen de 1937.





