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Critiques

Orchestre Symphonique KASK et conservatoire sous la direction de Michel Tilkin

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· 2 min de lecture
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Orchestre Symphonique KASK et conservatoire sous la direction de Michel Tilkin
© Ties Kalker, Willem Erauw

Raffiné

En une semaine, l'orchestre d'étudiants du conservatoire Gent a préparé ce concert avec le chef d'orchestre belge Michel Tilkin. Audacieux et ambitieux, car Le tombeau de Couperin de Maurice Ravel demande un jeu orchestral très raffiné. Délicat, élégant, parfois aussi piquant, les cordes, les bois et la percussion doivent briller.

On retrouve ce même raffinement dans la suite Pulcinella d'Igor Stravinsky, qui s'accorde bien avec le tombeau de Ravel. Non pas le Stravinsky révolutionnaire de la Sacre du printemps, mais une œuvre de sa période néo-classique, quand il regardait et se référait à la baroque avec admiration. Ravel et Stravinsky étaient d'ailleurs de bons amis. Stravinsky a sans doute beaucoup appris du maître orchestrateur Ravel. S'il y a eu ça et là quelques imprécisions chez les bois, si les cordes sonnaient un peu lourdes, c'est acceptable pour un orchestre d'étudiants. On ressent tout au long du concert la main expérimentée, compétente et rigoureuse du chef Tilkin.

Après Ravel, la jeune pianiste allemande Gabriela Kühlcke se présente pour le deuxième concerto pour piano de Saint-Saëns. Cette musique complètement différente de Ravel est moins exigeante pour l'orchestre que le Ravel multicolore. Gabriela Kühlcke, qui a obtenu son diplôme au conservatoire de Gent en juin après cinq ans dans la classe de piano de Vitaly Samoshko, joue le concerto avec bravoure et profondeur.

Plateformes


La Miryzaal du conservatoire de Gent est une magnifique salle de concert, surtout pour la musique de chambre. Avec un orchestre symphonique, la scène est remplie des deux côtés jusqu'au mur. Le son est aussi clair qu'avec de plus petits ensembles. C'est dommage seulement qu'il n'y ait pas de plateformes pour les bois afin qu'ils soient assis un peu plus haut et mieux visibles depuis la salle. Maintenant on ne voit le hautbois ou la flûte que cachés derrière les violons. Les cors et autres cuivres derrière eux, on ne les voit pas du tout, bien qu'ils jouent un rôle principal dans certaines parties de Pulcinella.

S'il y a une fausse note à ce concert captivant, c'est plutôt le programme peu soigné et pauvre et la communication. Sur une feuille A4 pliée, on ne lit que les biographies en anglais du chef et de la pianiste, rien sur l'orchestre, rien sur les œuvres. Sur le site web, le concert n'était d'ailleurs annoncé qu'avec les œuvres orchestrales de Ravel et Stravinsky. Les concerts à la Miryzaal méritent mieux.

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Crédit photo
Ties Kalker, Willem Erauw
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