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Un nouveau modeste festival baroque de 3 jours qui fait mouche

L
· 4 min de lecture
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Un nouveau modeste festival baroque de 3 jours qui fait mouche
© LVM / Klassiek Centraal

'BAchROQU'in BRUGES – a R-EVOLUTION', quoi de plus dans un nom, dit-on. Eh bien, Johann Sebastian Bach, c'est quelque chose. Chaque jour, il continue à nous surprendre par quelque chose de nouveau qui était déjà là à la composition, mais c'est tellement overwhelming que nous ne captons pas plus de détails que nous ne l'imaginons, même après l'avoir écouté 25 ou 250 fois. C'était aussi le cas lors du dernier festival baroque où Bach est au centre et qui a enrichi Brugge. Bart Stouten – qui ne se souvient pas de ce présentateur poétique et ancien de Klara ? - a présenté pendant trois jours ce petit festival qui pouvait compter sur quelques spécialistes du baroque de haut niveau.

La soirée d'ouverture a été assurée par un trio avec Ryo Terakado à son magnifique violon baroque, la violoncelliste Lucia Swarts et le claveciniste Siebe Henstra. Ils ont présenté au public dans la baroque Kapel Onze-Lieve-Vrouw-van-Blindekens non seulement le Johann Sebastian Bach (1685-1750), mais aussi Heinrich Ignaz Franz von Biber (1644-1704), François Couperoin (1668-1733) et Antonio Vivaldi (1678-1741). Biber retentit en premier. Il doit avoir été un virtuose énorme car ses œuvres sont une succession de toutes les notes possibles et impossibles imaginables à jouer au plus vite. Quand tu entends Bach juste après, alors tu sais bien que c'est lui le véritable maître. Un Couperin un peu plus frivole convient bien après Bach et c'est parfait de revenir à Bach après ce Français plus léger. Bach, l'homme qui fait d'un violon tout un orchestre avec la chaconne pour violon solo de la partita n° 2 BWV 1004.

Un Vivaldi toujours plein d'espoir, ici avec une sonate pour violoncelle et basso continuo, fait beaucoup de bien pour laisser 'l'orchestre-sur-un-instrument' se décanter. Le concert s'est clôturé en grand avec une interprétation extraordinaire de la sonate Bach, BWV 1023 pour violon, violoncelle et basso continuo. La star de la soirée était en tout cas Bach et l'interprétation notamment par Ryo Terakado s'est gravée à jamais et trois jours dans la mémoire de chaque auditeur.

[caption id="attachment_53481" align="alignleft" width="300"]Violoniste baroque Ryo Terakado gambiste Kaori Uemura et claveciniste Guy Penson Violoniste baroque Ryo Terakado gambiste Kaori Uemura et claveciniste Guy Penson[/caption]

Classe mondiale, 'wow'...


Le deuxième jour de ce petit festival a attiré trop peu de public. Prévoir un concert un samedi à 11 heures ne semble pas être le bon moment de la journée. Très dommage pour les absents car ils ont manqué ce que les présents ont bien entendu et vécu et ne pourront jamais oublier. Les absents avaient tort, c'est un poncif, mais oh tellement vrai.

Ce concert, sous le signe du Rosaire et de l'adoration pour la Mère Marie – un pèlerinage en son comme Bart Stouten l'a résumé - a fait émerger tous les sentiments liés à la figure maternelle, et bien sûr une sainte. Adoration certes, mais aussi noblesse, tendresse, questionnement, modestie et en même temps élévation, glorification et une insouciance trompeuse avec gratitude, amour et aussi des sentiments d'alléluia humbles. Ryo Terakado a une fois de plus conquis les cœurs du public, avec la gambiste Kaori Uemura et Guy Penson au clavecin. Faut-il le dire et l'écrire que ce samedi après-midi en était un qui t'a ramené à la maison avec un sentiment béni – littéralement et au sens figuré ?

[caption id="attachment_53480" align="alignleft" width="225"]Peter Waldner à son Lautenklavier Peter Waldner à son Lautenklavier[/caption]

Bach en première pour notre pays sur Lautenklavier


Un Lautenklavier est un instrument ressemblant à un clavecin qui fait la différence dans la couleur du son. Celui-ci est plus chaud, plus plein et encore un peu plus silencieux que le son d'un clavecin. L'instrument a-t-il disparu parce que sa gamme de sons était trop petite ? Qui le saura. Pourtant il est de retour, grâce à la description ponctuelle de ce clavier par Jacob Adlung dans son Musica mechanica organoedi de 1768.

L'instrument, dont Bach en avait deux dans sa maison, est si détaillé que décrit qu'il a pu être reconstruit. Le claveciniste et organiste sud-tyrolien Peter Waldner a présenté aux auditeurs l'instrument et des œuvres de Bach qui n'ont jamais été exécutées dans notre pays. Une double première : l'instrument d'une part et les compositions d'autre part que Bach a composées sur mesure pour ses Lautenklavieren. Ce fut une connaissance particulière non seulement de l'instrument, mais aussi du musicien complet Peter Waldner et d'un Bach jamais entendu auparavant. Une musique remarquable du génie qu'était incontestablement Bach et qui continuera à séduire jusqu'à la fin de l'humanité. Une question que je n'ai pas posée et que j'aurais peut-être dû. Puisque des places de presse à l'avant étaient réservées pour Klassiek Centraal, nous n'avons pas vraiment entendu la portée de l'instrument. Nous y étions en quelque sorte le nez dessus. Le bien était qu'aucune note ne nous a échappé et les finesses de l'instrument sont venues très articulées grâce aux doigts agiles de l'exécutant.

Détails

Qui
Eerste concert Barokviolist Ryo Terakado, celliste Lucia Swarts en klavecinist Siebe Henstra. Tweede concert Barokviolist Ryo Terakado, gambiste Kaori Uemura en Guy Penson Derde concert organist Peter Waldner
Kapel Onze-Lieve-Vrouw-van-Blindekens, Brugge
Vu le
13 mars 2026
Crédit photo
LVM / Klassiek Centraal
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