Troisième demi-finale – après-midi
Michael Song
programme
Anton Kraft - Concerto in C major op. 4
Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, dir. Vahan Mardirossian
Il maîtrise les aspects techniques de façon irréprochable et possède une technique d'archet extraordinairement adroite, mais son apport émotionnel laisse à désirer. La gradation en intensité, le crescendo et diminuendo, font pratiquement entièrement défaut.
Moins de collaboration, il y a des passages où il se distingue insuffisamment de la toile de fond orchestrale. À certains moments, on perçoit un manque de clarté ; l'ajout original d'un scherzo, une contribution personnelle qui n'avait pas été envisagée par le compositeur, perturbe ou trouble la clarté du son, alors que cela aurait pu être mieux achevé.
programme
Leopold Hofmann - Concerto in D major Badley D3
Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, dir. Vahan Mardirossian
Une interprétation convaincante dans son approche spéciale de ce concerto, choisi par de nombreux candidats, où Simon Tetzlaff jouit de chaque moment qu'il joue.
Par le biais de la phraséologie, de l'intonation et de la précision technique dans la portée timbrale, le spectre des couleurs et la beauté de sa voix de violoncelle, il permet à la musique de s'épanouir pleinement. Il joue avec confiance, présence, musicalité et intuition dans un jeu de clarté, de douceur et de gloire où, par l'attitude distinctive du musicien, le violoncelle se présente comme le protagoniste.
programme
Harold Noben - Caffeine
Zoltan Kodály - Sonata in B minor op. 8
Yukie Takai, pianiste accompagnatrice
En plus de la pièce obligatoire de Noben, il présente également la sonate de Kodály, soulignant par là la parenté entre la musique classique suédoise et hongroise. Son jeu témoigne d'une profonde émotionnalité et d'une intégration parfaite des thèmes : des méditations sur des terres lointaines et des motifs ethnographiques. Par son approche réfléchie, mûre et soigneuse, Marcus Michelin a le potentiel d'apporter des innovations dans la technique du violoncelle et d'aller au-delà des normes courantes et acceptées. Je suis curieux de voir comment le jury réagira à cela.
programme
Harold Noben - Caffeine
Bohuslav Martinů - Sonata n. 2 H 286
Antonín Dvořák - Klid (Silent Woods) op. 68/5 B 173
Noreen Polera, pianiste accompagnatrice
Un jeu énergique, sensible, avec des doigts agités sur l'archet, qui suscite un sentiment paradoxal de vulnérabilité et de fragilité. Elle possède une souplesse particulière ; sa musique crée dans son flux irrépressible l'impression que l'exécution est unique. Tout son corps est mis en mouvement lors de l'interprétation de ce répertoire bien maîtrisé. Ce qu'elle a appris dans ses études techniques est complètement intériorisé. Phraséologie significative, un son excellent. Bien qu'elle soit encore au début de sa carrière, elle montre des signes de croissance artistique.


